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Publié par adamoekula

HOMAGE À PAPA WEMBA: IL FÊTE SES 64 ANS D'ÂGE CE JEUDI 13 JUILLET 2013.
HOMAGE À PAPA WEMBA: IL FÊTE SES 64 ANS D'ÂGE CE JEUDI 13 JUILLET 2013.

À travers ce message je rend hommage à ce grand artiste qui nous à fait tous rêver et danser à travers sa musique et son entreprise,papa Wemba toujours au devant de la scène à défendu et continu à défendre la culture de notre pays,il restera un des plus grands artiste qu'ai connu notre pays.(Joyeux anniversaire papa et longue vie).



C'est au sud du Congo (Zaïre de 1971 à 1997, puis République démocratique du Congo), dans la région du fleuve Kasaï, que naît Papa Wemba en 1949. De son vrai nom Shungu Wembadio Pene Kikumba, l'enfant est nommé Papa parce qu'il est le fils aîné de sa mère. Alors que Papa est encore un bébé, la famille s'installe à Léopoldville, capitale du pays, alors colonie belge. Son père, ancien soldat qui a combattu dans l'armée belge pendant la seconde Guerre mondiale, est devenu chasseur et part souvent en forêt. Sa mère est pleureuse professionnelle, élément traditionnel essentiel de toutes soirées funéraires ou veillées mortuaires. En entraînant régulièrement son fils avec elle, elle l'initie à la musique et au chant, ce qui très tôt passionne l'enfant. Néanmoins, son père est totalement opposé à ce que son fils devienne musicien et rêve pour lui, d'une carrière de journaliste ou d'avocat.


Jules Presley


En 1966, disparaît le père de Papa. Le jeune homme ne perd alors pas une minute pour enfin assouvir ses ambitions musicales. Il devient chantre de sa paroisse à l'église St Joseph et se forge une voix très haute, qui sera une des caractéristiques de son style. A la fin des années 60, il joue et chante avec différents groupes de la capitale, devenue Kinshasa depuis l'indépendance en 1960. Comme tous les jeunes d'alors, Papa Wemba est profondément inspiré par la chanson anglo-saxonne et se fait appeler alors Jules Presley.
C'est en 1969, qu'il participe à la naissance d'un des principaux groupes zaïrois des années 70, Zaïko Langa Langa. La formation devient très vite la figure de proue d'une génération de jeunes zaïrois qui trouve la rumba traditionnelle un peu trop lente et un peu désuète. Depuis les années 50, toute l'Afrique danse sur cette rumba afro-cubaine popularisée par Joseph Kabasele, star de l'époque, puis par Franco dans les années 60. Mais avec l'arrivée du rock, les rythmes se sont accélérés. Zaïko Langa Langa cherche alors à dynamiter la rumba nonchalante en vogue. Ils remplacent les instruments à vent par une batterie, et électrisent une musique qui avait besoin de renouvellement. Le succès est immédiat. Très vite, Papa Wemba devient une vedette et domine son groupe.
En 1975, fort d'une notoriété déjà solide, Papa Wemba quitte Zaïko et monte son propre ensemble, plus folklorique, Isifi Lokolé. Isifi est l'abréviation de Institut de Savoir Idéologique pour la Formation des Idoles et Lokolé est le nom de percussions de la région du Kasaï. L'année suivante, ce groupe est remplacé par un nouveau, Yoka Lokolé, mais dont la durée de vie est aussi éphémère.


Viva la Musica


Papa Wemba crée enfin en 1977 Viva la Musica, groupe d'une quinzaine de musiciens, qui après de multiples transformations, existe toujours vingt ans plus tard. A ce moment-là, le jeune homme est une star dans tout le Zaïre et au- delà des fleuves qui encerclent le pays. Son impact dépasse de loin le cadre de la musique. Dans les faubourgs de Kinshasa, étendu sur toute une parcelle d'habitation, le chanteur recrée un village, "Le Village de Molokaï" dont il s'intronise chef coutumier. Au sein du "village", il impose une vraie mode dont l'élément central est le béret. On doit parler d'une certaine façon, marcher d'une certaine façon. C'est une ville dans la ville avec ses propres codes et ses propres règles.
Vers 1979, il chante quelques mois dans l'orchestre Afrisa International de Tabu Ley, autre star zaïroise, avec laquelle Papa Wemba a déjà travaillé à la fin des années 60. Puis en 1980, il fait le tour de l'Afrique avec son tube "Analengo" qui se vend à 60.000 exemplaires.
Au début des années 80, Papa Wemba vient de plus en plus souvent en France où la communauté zaïroise est très importante. En dépit de nombreux studios d'enregistrement à Kinshasa, les moyens et la qualité du matériel sont, en Europe, infiniment supérieurs. C'est donc pour ces raisons qu'en 82, son producteur l'envoie en France. Mais au bout de plusieurs mois d'absence chez lui, des rumeurs commencent à circuler sur un éventuel assassinat. Véritable prophète en son pays, presqu'un mythe, Papa Wemba est reçu comme un chef d'état lorsqu'enfin, il rentre.
Dès ces années-là, les producteurs européens s'intéressent au cas Papa Wemba, fort prometteur dans des pays où la musique africaine commence petit à petit à exploser. Dépendant d'un contrat exclusif avec le label Visa 80 de Luambo Makiadi, alias Franco, il faut attendre quelques temps avant que le Zaïrois collabore avec les européens.
La Sape


Mais en Europe, Papa Wemba n'est pas qu'un chanteur. C'est aussi le prince, le "pape" de la SAPE, la Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes. Né au Congo à la fin des années 70, ce mouvement prend toute son ampleur au Zaïre, mais surtout auprès de la diaspora zaïro-congolaise à l'étranger et en particulier en France. La SAPE est un phénomène d'abord vestimentaire fondé sur une élégance flamboyante et exagérée. Fou de fringues, Papa Wemba est à la pointe de la mode et les grands couturiers européens et japonais n'ont pas de secret pour le chanteur. Les jeunes hommes s'empressent de se transformer en coquets dandys, et de suivre très précisément les codes particuliers de la SAPE, du choix de leurs chaussures à celui de la coupe de cheveux. Forme de rebellion anti-pauvreté et anti-déprime, la SAPE est aussi une façon de lutter contre la dictature de l'abacost, version locale du costume trois-pièces, et uniforme quasi officiel des hommes sous le régime de Mobutu.
En 1983, Papa Wemba enregistre un album avec le musicien français Hector Zazou. Les deux artistes mettent en commun leurs cultures et l'album "Malimba" est un exemple précoce de fusion entre rumba africaine et sons synthétiques. Ce principe est en pleine voie d'épanouissement à cette époque, et de nombreux artistes africains se lancent les uns après les autres dans ce mélange culturellement riche et commercialement prolifique que l'on nomme de plus en plus la world music.
Si les allers et retours se multiplient entre le Zaïre et la France, Papa Wemba ne néglige pas les longues tournées africaines comme celle qu'il entreprend en avril 83 dans tout l'est du pays jusqu'au Rwanda et au Burundi. A ce moment-là de sa carrière, Papa Wemba a déjà enregistré une soixantaine de 45 tours et plusieurs albums. Travailleur infatigable, il est un des piliers de la musique africaine en qualité et en notoriété. C'est donc un tournant essentiel pour lui que de se lancer à l'assaut de l'Europe et du monde occidental.


Soukouss New Wave


Dès la fin 83, il retourne en Europe et y reste huit mois. Son groupe Viva la Musica reste au Zaïre, repris en main par son épouse Amazone. Dans un pays en crise, ses musiciens continuent les concerts, mais le matériel est aussi peu renouvelé que les salaires des artistes. A son retour en juillet 84, Papa Wemba est de nouveau attendu impatiemment par la population et par son entourage. Il reprend immédiatement les tournées et les concerts avec le groupe, et plusieurs fois par semaine enflamme les clubs de Kinshasa avec son "soukouss-new wave". L'euphorie que véhicule Papa Wemba et sa musique est un véritable remède anti-crise pour une jeunesse en difficulté. Cependant, le chanteur se refusera toujours à jouer un rôle politique à travers ses chansons même s'il le fait malgré lui.
Mais le phénomène cette année-là, c'est la nuée de touristes japonais qui débarque à Kinshasa et qui s'emballe immédiatement pour la rumba, le soukouss et pour ces artistes qui s'habillent en Yamamoto, célèbre couturier nippon. C'est le démarrage pour Papa Wemba d'une brillante carrière japonaise.
L'il rivé sur l'Europe, Papa Wemba finit par s'y installer en 1986. L'Afrique est à la mode, les "sapeurs" envahissent la capitale, et le chanteur zaïrois s'impose très vite comme une star de la world music.
En 1987, Papa Wemba devient comédien. Il tient le rôle principal dans le film franco-zaïrois "la Vie est belle" dont il compose également la bande orginale.
Après deux albums entre 86 et 88, "Siku Ya Mungu" et "L'Esclave", Papa Wemba sort en 1988 un album entièrement produit en France par Martin Meissonier (King Sunny Adé, Ray Lema). Sélection de tubes rumba-rock made in Kinshasa et mariés subtilement à des sonorités digitales, le disque séduit largement un public de profanes. On y entend son groupe, Viva La Musica, fort remanié depuis dix ans d'existence. C'est du haut de sa voix perchée et légèrement éraillée, que Papa Wemba entame une tournée internationale du Japon aux Etats-Unis, en passant par l'Europe par le biais de nombreux festivals. Le 9 décembre, c'est à la Cigale à Paris qu'il termine une partie de sa tournée en organisant un concours de SAPE en première partie de son concert.

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